| Banques et changements climatiques |
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| 26-03-2007 | |
L’élément le plus grave est que Citibank participe actuellement au financement du projet le plus destructeur pour le climat dans notre pays : une proposition scandaleuse du géant de l’énergie TXU visant à construire 11 centrales au charbon au Texas. Citibank forme avec Morgan Stanley et Merrill Lynch un groupe prêt à investir les onze milliards de dollars nécessaires au projet TXU. Ces centrales au charbon produiront chaque année plus de gaz à effet de serre que quatorze millions de nouvelles voitures sur les routes américaines, comme l’annonce l’organisation environnementale américaine Rainforest Action Network (RAN) sur son site web.Avec d’autres organisations, RAN s’intéresse de près au dossier des centrales au charbon de TXU. L’organisation veut empêcher la construction des nouvelles centrales électriques et se concentre sur ses financeurs par le biais d’actions confrontatives. Selon le groupe d’action pour l’environnement, ces financeurs portent également la responsabilité de l’émission de 78 millions de tonnes de CO2 que produiront les nouvelles centrales texanes. Ces émissions sont énormes et correspondent à environ sept fois les réductions de CO2 auxquelles la Belgique doit parvenir dans le cadre du Protocole de Tokyo. Selon ce protocole, d’ici à 2012, la Belgique doit diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5% par rapport au niveau de 1990. La campagne du Rainforest Action Network contre TXU est un exemple de campagne pour le climat qui se concentre également sur les financeurs de projets nuisibles pour l’environnement. La constatation que la politique d’investissement de certaines institutions financières est en complète opposition avec les efforts tellement nécessaires au niveau climatique pousse de plus en plus de groupes de défense de l’environnement à l’activisme financier. Ainsi, Platform, Milieudefensie et les Amis de la Terre (pensez à l’action « éteignons la lumière pendant cinq minutes ») ont initié des campagnes centrées sur le climat dans le cadre desquelles ils interpellent les financeurs sur leur politique d’investissements nuisibles à l’environnement. Tout comme Netwerk, ces organisations sont membres de l’organisation internationale Banktrack.Voici trois revendications de campagne courantes pour veiller à ce que votre argent ne contribue pas aux changements climatiques : 1. Rendez votre entreprise neutre au niveau climatique. Les émissions de gaz à effet de serre dues par exemple aux voyages professionnels ou au chauffage des bâtiments sont identifiées afin de les réduire au maximum et de compenser la partie restante. 2. Développez des produits respectant le climat, par exemple des assurances automobiles pour lesquelles le montant de la prime dépend du nombre de kilomètres parcourus et des émissions ou des crédits-habitations qui prévoient un stimulus pour les travaux d’aménagement favorables à l’environnement. 3. Mettez un terme aux investissements dans les changements climatiques. Les projets ou les entreprises comme TXU qui ruinent le climat ne méritent pas d’investissements. L’impact climatique du portefeuille d’investissements est mesuré et ramené à la baisse et les investissements sont petit à petit retirés des secteurs intensifs au niveau climatique et réorientés vers l’économie pauvre en carbone. En Belgique, les institutions financières ne sont pas restées inactives. ING et Fortis se sont engagées à répondre au premier objectif en devenant « neutres » au niveau climatique. Fortis, Dexia, ING et KBC entre autres sont actifs en matière de développement de produits respectueux du climat. Manque encore un engagement explicite à ne pas financer des projets nuisibles au climat, comme TXU. La Bank of America est une des premières à avoir franchi le pas dans cette direction. Elle s’est engagée à parvenir à une réduction de gaz à effet de serre de sept pourcent pour ses investissements dans des entreprises du secteur de l’énergie et des services. De cette manière, le flux d’argent en direction des causes des changements climatiques se tarit peu à peu. Ajout 02/03/2007 : Entretemps, il y a de grandes chances que le plan de TXU de construire de nouvelles centrales au charbon ne se réalise pas. Les fonds d’investissements privés Kohlberg Kravis Roberts et Texas Pacific Group ont émis une offre de reprise de 45 milliards de dollars sur TXU. Le producteur d’énergie était une proie intéressante, entre autres parce que la valeur de l’entreprise avait chuté en raison de l’opposition aux nouvelles centrales au charbon. Les candidats-repreneurs ont déjà fait savoir qu’ils ne construiront pas les 8 nouvelles centrales au charbon s’ils obtiennent le contrôle de l’entreprise. Les commentateurs s’accordent sur le fait que c’est la première fois qu’un sujet environnemental joue un tel rôle dans une tentative de reprise. Extrait de l’éditorial du NYT : L’offre témoigne d’une évaluation intelligente du climat politique actuel par les nouveaux propriétaires. TXU s’était attiré les foudres de membres influents du Congrès, de tribunaux et même de simples habitants du Texas. Les repreneurs savent que l’usage de technologies datées avec des émissions élevées dans les nouvelles centrales au charbon peut être puni durement si le congrès décide un jour de réguler les émissions de CO2. Même si la reprise peut encore être torpillée par une offre plus élevée, elle est déjà considérée comme un tournant dans la lutte contre les changements climatiques. Il s’agit en tout cas d’une nouvelle preuve que les marchés financiers sont de plus en plus sensibles au thème des changements climatiques. Vous voulez passer à l’action ? Consultez les sites internet de : |











L’élément le plus grave est que Citibank participe actuellement au financement du projet le plus destructeur pour le climat dans notre pays : une proposition scandaleuse du géant de l’énergie TXU visant à construire 11 centrales au charbon au Texas. Citibank forme avec Morgan Stanley et Merrill Lynch un groupe prêt à investir les onze milliards de dollars nécessaires au projet TXU. Ces centrales au charbon produiront chaque année plus de gaz à effet de serre que quatorze millions de nouvelles voitures sur les routes américaines, comme l’annonce l’organisation environnementale américaine Rainforest Action Network (RAN) sur son site web.
La campagne du Rainforest Action Network contre TXU est un exemple de campagne pour le climat qui se concentre également sur les financeurs de projets nuisibles pour l’environnement. La constatation que la politique d’investissement de certaines institutions financières est en complète opposition avec les efforts tellement nécessaires au niveau climatique pousse de plus en plus de groupes de défense de l’environnement à l’activisme financier. Ainsi, Platform, Milieudefensie et les Amis de la Terre (pensez à l’action « éteignons la lumière pendant cinq minutes ») ont initié des campagnes centrées sur le climat dans le cadre desquelles ils interpellent les financeurs sur leur politique d’investissements nuisibles à l’environnement. Tout comme Netwerk, ces organisations sont membres de l’organisation internationale Banktrack.
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